Élevée à la ferme
Je suis née sur une ferme laitière et j’ai probablement été exposée à plus de fumier avant l’âge de 10 ans que la plupart des gens dans toute leur vie. Et probablement de Round up aussi. Vive la detox !

Mon histoire
Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours aimé les animaux, la nature… et surtout comprendre. Je suis née sur une ferme laitière au Québec, entourée d’animaux, de champs, de jardins, de bottes de pluie, de microbes et, soyons honnêtes, d’une quantité impressionnante de fumier. J’ai grandi dans un petit village où tout le monde se connaissait et dans une famille où l’ouverture d’esprit faisait partie du quotidien.
Ma mère a choisi d’être accompagnée par une sage-femme pour ses accouchements, à une époque où cette pratique était encore peu répandue au Québec. À la maison, les plantes, le jardinage, la nature et les différentes façons de prendre soin de sa santé faisaient déjà partie de la conversation. Avec le recul, je réalise que cette ouverture d’esprit a profondément influencé la vétérinaire que je suis devenue.

Puis est arrivé un voyage qui a marqué mon parcours d’étude en médecine vétérinaire. En dernière année d’université, j’ai participé à un projet au Pérou, au cœur de la forêt amazonienne. Nous aidions notamment des petits singes qui avaient été arrachés à leur mère à la suite du braconnage et du commerce illégal d’animaux. Cette expérience m’a profondément transformée en m’ouvrant les yeux sur le monde des possibilités comme vétérinaire et comme humaine qui souhaite changer les choses à sa façon.
Après l’université, j’ai d’abord travaillé auprès des animaux de ferme avant de me consacrer à la médecine des petits animaux. Pendant plus de treize ans, j’ai pratiqué la médecine générale et l’urgence. J’adorais mon travail, mais quelque chose me dérangeait.
Chaque jour, je voyais les mêmes problèmes revenir : allergies, démangeaisons, otites à répétition, troubles digestifs, obésité, inflammation chronique, problèmes de comportement. Je pouvais traiter les symptômes, mais je me retrouvais constamment à me poser la même question :
Pourquoi autant d’animaux souffrent-ils des mêmes problèmes chroniques ? Pourquoi ces maladies semblent-elles de plus en plus fréquentes ? Et surtout, pourquoi certains animaux semblent-ils résilients alors que d’autres développent problème après problème ?
C’est à ce moment que je suis tombée dans ce que j’appelle affectueusement mon « rabbit hole ».
Tout a commencé par les huiles essentielles, que j’ai découvertes alors que je cherchais moi-même des solutions complémentaires à certains enjeux de santé. Puis une question en a amené une autre. Je me suis intéressée à la nutrition. Puis au microbiome. Puis à la médecine fonctionnelle. Puis à la mycothérapie. Puis à la science de la longévité.
Je me suis formée en aromathérapie vétérinaire complémentaire, en médecine du microbiome animal et humain, en nutrition personnalisée et thérapeutique, en mycothérapie et en médecine intégrative. Plus j’apprenais, plus je réalisais à quel point tous les systèmes du corps sont interreliés.
Aujourd’hui, je ne me considère ni comme une vétérinaire « alternative » ni comme une vétérinaire « conventionnelle ». Je suis simplement une vétérinaire curieuse, ouverte d’esprit et profondément passionnée par la santé.

Une plateforme d’éducation, d’accompagnement et de médecine vétérinaire intégrative et fonctionnelle dont la mission est simple : aider les propriétaires à mieux comprendre la santé afin qu’ils puissent prendre des décisions libres, éclairées et adaptées à leur réalité pour vivre plus longtemps et en meilleure santé avec leur compagnon. Parce qu’au fond, je ne cherche pas à convaincre les gens. Je cherche simplement à les aider à mieux comprendre.
Les principes qui guident ma pratique au quotidien.
Je crois à la science et à l’évolution de celle-ci.
Je crois au gros bon sens.
Je crois à la prévention.
Je crois que les propriétaires méritent une information claire, nuancée et fondée sur les meilleures connaissances disponibles.
Je crois que les symptômes racontent rarement toute l’histoire.
Et je crois profondément que les humains, les animaux et leur environnement font partie du même écosystème.



Ce qui m’obsède
Je suis du genre à lire un article scientifique un samedi soir simplement parce qu’une nouvelle question m’est passée par la tête. Plus je creuse, plus je réalise à quel point tout est connecté dans le corps de nos animaux.

En vrac
Je suis née sur une ferme laitière et j’ai probablement été exposée à plus de fumier avant l’âge de 10 ans que la plupart des gens dans toute leur vie. Et probablement de Round up aussi. Vive la detox !
Ma lecture de chevet ressemble davantage à un livre sur la longévité ou le microbiome qu’à un roman.
Je suis fascinée par les champignons et leur potentiel en santé.
J’ai un immense jardin et je vais y faire un tour pratiquement tous les jours. Ma maison ressemble plus à une serre qu’à un endroit où vivent des humains… avec une chatonnette de bientôt 20 ans !
On me décrit souvent comme intense. Personnellement, je préfère le mot passionnée.
Je suis capable d’assister à une conférence de deux heures sur le « caca de chat » et de trouver ça passionnant.
J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut jamais prendre du curcuma à jeun avant une course de 10 km.
Mes deux filles sont nées avec l’aide d’une sage-femme, exactement comme ma mère l’avait fait pour moi.
Mon équipe vétérinaire souhaiterait que je lui trafique mon microbiote intestinal. Moins d’effort, un maximum de résultats.