Microbiome

Les 7 habitudes qui peuvent influencer la façon dont ton animal vieillit

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

5 min de lecture

Illustration d’article du blogue Mon Vet Nature

Dre Eliane Marquis

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

Mais on peut parfois influencer la façon dont il traverse ces années.

Deux chiens du même âge peuvent avoir une réalité complètement différente : l’un conserve une bonne mobilité, une masse musculaire adéquate et l’envie d’explorer, alors que l’autre commence déjà à éprouver des difficultés dans ses activités quotidiennes.

La génétique joue évidemment un rôle. Certaines maladies aussi. Mais les recherches sur la longévité animale s’intéressent de plus en plus à un autre élément : le mode de vie.

Et ce sont souvent les habitudes les plus ordinaires, répétées pendant des années, qui deviennent particulièrement intéressantes.


1. Maintenir un poids santé ⚖️

Quelques kilos supplémentaires peuvent sembler anodins, mais proportionnellement au poids d’un chien ou d’un chat, ils peuvent représenter beaucoup.

L’excès de tissu adipeux ne fait pas qu’alourdir l’animal. Il est biologiquement actif et peut participer à différents mécanismes inflammatoires, en plus d’augmenter les contraintes exercées sur les articulations.

Avec le temps, cela peut créer un cercle difficile à briser : l’animal prend du poids, bouger devient plus exigeant, il devient moins actif et sa dépense énergétique diminue encore.

Maintenir une bonne condition corporelle tout au long de la vie est donc l’une des habitudes les plus simples à surveiller.

Et ça commence souvent par quelque chose de très concret : mesurer réellement ce qu’on met dans le bol.


2. Préserver ses muscles

On surveille beaucoup le poids de nos animaux, mais beaucoup moins leur masse musculaire.

Pourtant, en vieillissant, ils peuvent progressivement perdre du muscle. Ce phénomène peut éventuellement affecter leur force et leur capacité à réaliser certains mouvements du quotidien.

Un animal peut même conserver presque le même poids tout en perdant du muscle et en accumulant proportionnellement davantage de graisse.

C’est pourquoi je ne regarde pas seulement le chiffre sur la balance.

La musculature compte elle aussi.

Et pour la préserver, deux éléments deviennent particulièrement importants : une alimentation adaptée et du mouvement régulier.


3. Le faire bouger… toute sa vie

L’activité physique ne devrait pas commencer lorsqu’un animal doit perdre du poids.

Elle fait partie de son hygiène de vie.

Marcher, courir, jouer, grimper, explorer : le mouvement contribue à maintenir les muscles, la mobilité et la condition physique générale.

Mais l’activité doit évoluer avec l’animal.

Le chien de 11 ans n’a peut-être plus besoin de courir comme lorsqu’il en avait deux. Il a cependant toujours besoin de bouger selon ses capacités.

Une promenade plus courte et plus lente reste une promenade.

Une séance de jeu de quelques minutes reste du mouvement.

Vieillir ne signifie pas devenir immobile.


4. Adapter son alimentation avec les années 🥩

Le même bol ne convient pas nécessairement à toutes les étapes de la vie.

Les besoins énergétiques peuvent évoluer avec l’âge, l’activité physique et l’état de santé. Chez l’animal vieillissant, la qualité de l’alimentation et l’apport adéquat en nutriments deviennent particulièrement importants pour préserver sa condition corporelle et musculaire.

L’objectif n’est donc pas simplement de choisir un sac sur lequel il est écrit « senior ».

Il faut regarder l’animal devant nous.

Son poids est-il stable?

Maintient-il ses muscles?

Digère-t-il bien son alimentation?

Son niveau d’activité a-t-il changé?

Présente-t-il une maladie qui modifie ses besoins nutritionnels?

On adapte l’alimentation à l’animal, pas uniquement à son âge inscrit sur le calendrier.


5. Continuer à stimuler son cerveau

Le cerveau vieillit lui aussi.

Et un animal âgé a toujours besoin d’interagir avec son environnement.

Découvrir de nouvelles odeurs pendant une promenade, chercher de la nourriture, résoudre un jeu simple, apprendre un nouveau comportement ou explorer un environnement différent sont autant de façons de solliciter ses capacités cognitives.

Pas besoin de transformer chaque journée en parcours d’enrichissement complexe.

Quelques occasions de réfléchir, chercher et explorer peuvent déjà faire partie de son quotidien.

Le corps a besoin de mouvement.

Le cerveau aussi.


6. Lui permettre de récupérer

Dans notre désir de garder nos animaux actifs, on peut facilement oublier l’autre moitié de l’équation : le repos.

Le sommeil et les périodes de calme font partie des besoins fondamentaux de l’animal.

Avec l’âge, certaines habitudes de sommeil peuvent également changer.

Un animal qui dort davantage n’est pas automatiquement malade. Mais un changement important dans son cycle veille-sommeil, particulièrement s’il apparaît avec de la désorientation, de l’agitation nocturne ou d’autres changements comportementaux, mérite d’être discuté avec un vétérinaire. 🩺

Il ne faut pas toujours mettre ces changements sur le compte de « la vieillesse ».


7. Ne pas attendre les symptômes pour s’intéresser à sa santé

C’est probablement l’habitude que je considère comme la plus importante.

La prévention commence avant que l’animal semble malade.

Le poids peut augmenter progressivement.

La masse musculaire peut diminuer lentement.

Une douleur articulaire peut s’installer.

Certains changements cognitifs ou comportementaux peuvent être subtils au départ.

Et lorsque nous voyons notre animal tous les jours, ces transformations peuvent être difficiles à remarquer.

Les suivis vétérinaires permettent justement d’observer son évolution dans le temps et d’identifier certains changements plus tôt. 🔬

Parce que lorsqu’on parle de vieillissement en santé, attendre qu’un problème soit évident signifie parfois intervenir beaucoup plus tard qu’on aurait pu le faire.


Ce sont les habitudes répétées qui comptent

Aucune de ces sept habitudes ne garantit que ton animal ne développera jamais de maladie.

Et c’est important de le dire.

On ne contrôle ni complètement la génétique, ni le vieillissement, ni tous les événements qui peuvent survenir au cours d’une vie.

Mais on peut agir sur une partie de son quotidien.

Son poids. Son alimentation. Ses muscles. Son activité. Sa stimulation. Son repos. Et la prévention.

Ce sont de petites décisions qui semblent parfois banales lorsqu’on les regarde individuellement.

Mais répétées pendant 5, 10 ou 15 ans, elles participent à l’environnement dans lequel ton animal vieillira.

Et finalement, c’est peut-être ça, la longévité que nous devrions rechercher.

Pas seulement davantage d’années ensemble.

Davantage d’années où il peut encore profiter pleinement de sa vie. 🍃



À bientôt,
Dre Eliane Marquis
Médecine vétérinaire intégrative & fonctionnelle


Référence scientifique

Oh WS, Armstrong PJ, Han HJ. Lifestyle factors affecting aging and healthspan in dogs and cats. Journal of Veterinary Science, 2025. Consulter l’étude

Le contenu présenté ne constitue pas un avis vétérinaire et ne remplace pas une consultation adaptée à la situation particulière d’un animal.

Bilan Santé

Identifie certains facteurs de risque nutritionnels et environnementaux chez ton animal, en quelques minutes.

Microbiome

Les 7 habitudes qui peuvent influencer la façon dont ton animal vieillit

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

5 min de lecture

Illustration d’article du blogue Mon Vet Nature

Dre Eliane Marquis

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

Mais on peut parfois influencer la façon dont il traverse ces années.

Deux chiens du même âge peuvent avoir une réalité complètement différente : l’un conserve une bonne mobilité, une masse musculaire adéquate et l’envie d’explorer, alors que l’autre commence déjà à éprouver des difficultés dans ses activités quotidiennes.

La génétique joue évidemment un rôle. Certaines maladies aussi. Mais les recherches sur la longévité animale s’intéressent de plus en plus à un autre élément : le mode de vie.

Et ce sont souvent les habitudes les plus ordinaires, répétées pendant des années, qui deviennent particulièrement intéressantes.


1. Maintenir un poids santé ⚖️

Quelques kilos supplémentaires peuvent sembler anodins, mais proportionnellement au poids d’un chien ou d’un chat, ils peuvent représenter beaucoup.

L’excès de tissu adipeux ne fait pas qu’alourdir l’animal. Il est biologiquement actif et peut participer à différents mécanismes inflammatoires, en plus d’augmenter les contraintes exercées sur les articulations.

Avec le temps, cela peut créer un cercle difficile à briser : l’animal prend du poids, bouger devient plus exigeant, il devient moins actif et sa dépense énergétique diminue encore.

Maintenir une bonne condition corporelle tout au long de la vie est donc l’une des habitudes les plus simples à surveiller.

Et ça commence souvent par quelque chose de très concret : mesurer réellement ce qu’on met dans le bol.


2. Préserver ses muscles

On surveille beaucoup le poids de nos animaux, mais beaucoup moins leur masse musculaire.

Pourtant, en vieillissant, ils peuvent progressivement perdre du muscle. Ce phénomène peut éventuellement affecter leur force et leur capacité à réaliser certains mouvements du quotidien.

Un animal peut même conserver presque le même poids tout en perdant du muscle et en accumulant proportionnellement davantage de graisse.

C’est pourquoi je ne regarde pas seulement le chiffre sur la balance.

La musculature compte elle aussi.

Et pour la préserver, deux éléments deviennent particulièrement importants : une alimentation adaptée et du mouvement régulier.


3. Le faire bouger… toute sa vie

L’activité physique ne devrait pas commencer lorsqu’un animal doit perdre du poids.

Elle fait partie de son hygiène de vie.

Marcher, courir, jouer, grimper, explorer : le mouvement contribue à maintenir les muscles, la mobilité et la condition physique générale.

Mais l’activité doit évoluer avec l’animal.

Le chien de 11 ans n’a peut-être plus besoin de courir comme lorsqu’il en avait deux. Il a cependant toujours besoin de bouger selon ses capacités.

Une promenade plus courte et plus lente reste une promenade.

Une séance de jeu de quelques minutes reste du mouvement.

Vieillir ne signifie pas devenir immobile.


4. Adapter son alimentation avec les années 🥩

Le même bol ne convient pas nécessairement à toutes les étapes de la vie.

Les besoins énergétiques peuvent évoluer avec l’âge, l’activité physique et l’état de santé. Chez l’animal vieillissant, la qualité de l’alimentation et l’apport adéquat en nutriments deviennent particulièrement importants pour préserver sa condition corporelle et musculaire.

L’objectif n’est donc pas simplement de choisir un sac sur lequel il est écrit « senior ».

Il faut regarder l’animal devant nous.

Son poids est-il stable?

Maintient-il ses muscles?

Digère-t-il bien son alimentation?

Son niveau d’activité a-t-il changé?

Présente-t-il une maladie qui modifie ses besoins nutritionnels?

On adapte l’alimentation à l’animal, pas uniquement à son âge inscrit sur le calendrier.


5. Continuer à stimuler son cerveau

Le cerveau vieillit lui aussi.

Et un animal âgé a toujours besoin d’interagir avec son environnement.

Découvrir de nouvelles odeurs pendant une promenade, chercher de la nourriture, résoudre un jeu simple, apprendre un nouveau comportement ou explorer un environnement différent sont autant de façons de solliciter ses capacités cognitives.

Pas besoin de transformer chaque journée en parcours d’enrichissement complexe.

Quelques occasions de réfléchir, chercher et explorer peuvent déjà faire partie de son quotidien.

Le corps a besoin de mouvement.

Le cerveau aussi.


6. Lui permettre de récupérer

Dans notre désir de garder nos animaux actifs, on peut facilement oublier l’autre moitié de l’équation : le repos.

Le sommeil et les périodes de calme font partie des besoins fondamentaux de l’animal.

Avec l’âge, certaines habitudes de sommeil peuvent également changer.

Un animal qui dort davantage n’est pas automatiquement malade. Mais un changement important dans son cycle veille-sommeil, particulièrement s’il apparaît avec de la désorientation, de l’agitation nocturne ou d’autres changements comportementaux, mérite d’être discuté avec un vétérinaire. 🩺

Il ne faut pas toujours mettre ces changements sur le compte de « la vieillesse ».


7. Ne pas attendre les symptômes pour s’intéresser à sa santé

C’est probablement l’habitude que je considère comme la plus importante.

La prévention commence avant que l’animal semble malade.

Le poids peut augmenter progressivement.

La masse musculaire peut diminuer lentement.

Une douleur articulaire peut s’installer.

Certains changements cognitifs ou comportementaux peuvent être subtils au départ.

Et lorsque nous voyons notre animal tous les jours, ces transformations peuvent être difficiles à remarquer.

Les suivis vétérinaires permettent justement d’observer son évolution dans le temps et d’identifier certains changements plus tôt. 🔬

Parce que lorsqu’on parle de vieillissement en santé, attendre qu’un problème soit évident signifie parfois intervenir beaucoup plus tard qu’on aurait pu le faire.


Ce sont les habitudes répétées qui comptent

Aucune de ces sept habitudes ne garantit que ton animal ne développera jamais de maladie.

Et c’est important de le dire.

On ne contrôle ni complètement la génétique, ni le vieillissement, ni tous les événements qui peuvent survenir au cours d’une vie.

Mais on peut agir sur une partie de son quotidien.

Son poids. Son alimentation. Ses muscles. Son activité. Sa stimulation. Son repos. Et la prévention.

Ce sont de petites décisions qui semblent parfois banales lorsqu’on les regarde individuellement.

Mais répétées pendant 5, 10 ou 15 ans, elles participent à l’environnement dans lequel ton animal vieillira.

Et finalement, c’est peut-être ça, la longévité que nous devrions rechercher.

Pas seulement davantage d’années ensemble.

Davantage d’années où il peut encore profiter pleinement de sa vie. 🍃



À bientôt,
Dre Eliane Marquis
Médecine vétérinaire intégrative & fonctionnelle


Référence scientifique

Oh WS, Armstrong PJ, Han HJ. Lifestyle factors affecting aging and healthspan in dogs and cats. Journal of Veterinary Science, 2025. Consulter l’étude

Le contenu présenté ne constitue pas un avis vétérinaire et ne remplace pas une consultation adaptée à la situation particulière d’un animal.

Bilan Santé

Identifie certains facteurs de risque nutritionnels et environnementaux chez ton animal, en quelques minutes.

Microbiome

Les 7 habitudes qui peuvent influencer la façon dont ton animal vieillit

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

5 min de lecture

Illustration d’article du blogue Mon Vet Nature

Dre Eliane Marquis

On ne peut pas empêcher son animal de vieillir.

Mais on peut parfois influencer la façon dont il traverse ces années.

Deux chiens du même âge peuvent avoir une réalité complètement différente : l’un conserve une bonne mobilité, une masse musculaire adéquate et l’envie d’explorer, alors que l’autre commence déjà à éprouver des difficultés dans ses activités quotidiennes.

La génétique joue évidemment un rôle. Certaines maladies aussi. Mais les recherches sur la longévité animale s’intéressent de plus en plus à un autre élément : le mode de vie.

Et ce sont souvent les habitudes les plus ordinaires, répétées pendant des années, qui deviennent particulièrement intéressantes.


1. Maintenir un poids santé ⚖️

Quelques kilos supplémentaires peuvent sembler anodins, mais proportionnellement au poids d’un chien ou d’un chat, ils peuvent représenter beaucoup.

L’excès de tissu adipeux ne fait pas qu’alourdir l’animal. Il est biologiquement actif et peut participer à différents mécanismes inflammatoires, en plus d’augmenter les contraintes exercées sur les articulations.

Avec le temps, cela peut créer un cercle difficile à briser : l’animal prend du poids, bouger devient plus exigeant, il devient moins actif et sa dépense énergétique diminue encore.

Maintenir une bonne condition corporelle tout au long de la vie est donc l’une des habitudes les plus simples à surveiller.

Et ça commence souvent par quelque chose de très concret : mesurer réellement ce qu’on met dans le bol.


2. Préserver ses muscles

On surveille beaucoup le poids de nos animaux, mais beaucoup moins leur masse musculaire.

Pourtant, en vieillissant, ils peuvent progressivement perdre du muscle. Ce phénomène peut éventuellement affecter leur force et leur capacité à réaliser certains mouvements du quotidien.

Un animal peut même conserver presque le même poids tout en perdant du muscle et en accumulant proportionnellement davantage de graisse.

C’est pourquoi je ne regarde pas seulement le chiffre sur la balance.

La musculature compte elle aussi.

Et pour la préserver, deux éléments deviennent particulièrement importants : une alimentation adaptée et du mouvement régulier.


3. Le faire bouger… toute sa vie

L’activité physique ne devrait pas commencer lorsqu’un animal doit perdre du poids.

Elle fait partie de son hygiène de vie.

Marcher, courir, jouer, grimper, explorer : le mouvement contribue à maintenir les muscles, la mobilité et la condition physique générale.

Mais l’activité doit évoluer avec l’animal.

Le chien de 11 ans n’a peut-être plus besoin de courir comme lorsqu’il en avait deux. Il a cependant toujours besoin de bouger selon ses capacités.

Une promenade plus courte et plus lente reste une promenade.

Une séance de jeu de quelques minutes reste du mouvement.

Vieillir ne signifie pas devenir immobile.


4. Adapter son alimentation avec les années 🥩

Le même bol ne convient pas nécessairement à toutes les étapes de la vie.

Les besoins énergétiques peuvent évoluer avec l’âge, l’activité physique et l’état de santé. Chez l’animal vieillissant, la qualité de l’alimentation et l’apport adéquat en nutriments deviennent particulièrement importants pour préserver sa condition corporelle et musculaire.

L’objectif n’est donc pas simplement de choisir un sac sur lequel il est écrit « senior ».

Il faut regarder l’animal devant nous.

Son poids est-il stable?

Maintient-il ses muscles?

Digère-t-il bien son alimentation?

Son niveau d’activité a-t-il changé?

Présente-t-il une maladie qui modifie ses besoins nutritionnels?

On adapte l’alimentation à l’animal, pas uniquement à son âge inscrit sur le calendrier.


5. Continuer à stimuler son cerveau

Le cerveau vieillit lui aussi.

Et un animal âgé a toujours besoin d’interagir avec son environnement.

Découvrir de nouvelles odeurs pendant une promenade, chercher de la nourriture, résoudre un jeu simple, apprendre un nouveau comportement ou explorer un environnement différent sont autant de façons de solliciter ses capacités cognitives.

Pas besoin de transformer chaque journée en parcours d’enrichissement complexe.

Quelques occasions de réfléchir, chercher et explorer peuvent déjà faire partie de son quotidien.

Le corps a besoin de mouvement.

Le cerveau aussi.


6. Lui permettre de récupérer

Dans notre désir de garder nos animaux actifs, on peut facilement oublier l’autre moitié de l’équation : le repos.

Le sommeil et les périodes de calme font partie des besoins fondamentaux de l’animal.

Avec l’âge, certaines habitudes de sommeil peuvent également changer.

Un animal qui dort davantage n’est pas automatiquement malade. Mais un changement important dans son cycle veille-sommeil, particulièrement s’il apparaît avec de la désorientation, de l’agitation nocturne ou d’autres changements comportementaux, mérite d’être discuté avec un vétérinaire. 🩺

Il ne faut pas toujours mettre ces changements sur le compte de « la vieillesse ».


7. Ne pas attendre les symptômes pour s’intéresser à sa santé

C’est probablement l’habitude que je considère comme la plus importante.

La prévention commence avant que l’animal semble malade.

Le poids peut augmenter progressivement.

La masse musculaire peut diminuer lentement.

Une douleur articulaire peut s’installer.

Certains changements cognitifs ou comportementaux peuvent être subtils au départ.

Et lorsque nous voyons notre animal tous les jours, ces transformations peuvent être difficiles à remarquer.

Les suivis vétérinaires permettent justement d’observer son évolution dans le temps et d’identifier certains changements plus tôt. 🔬

Parce que lorsqu’on parle de vieillissement en santé, attendre qu’un problème soit évident signifie parfois intervenir beaucoup plus tard qu’on aurait pu le faire.


Ce sont les habitudes répétées qui comptent

Aucune de ces sept habitudes ne garantit que ton animal ne développera jamais de maladie.

Et c’est important de le dire.

On ne contrôle ni complètement la génétique, ni le vieillissement, ni tous les événements qui peuvent survenir au cours d’une vie.

Mais on peut agir sur une partie de son quotidien.

Son poids. Son alimentation. Ses muscles. Son activité. Sa stimulation. Son repos. Et la prévention.

Ce sont de petites décisions qui semblent parfois banales lorsqu’on les regarde individuellement.

Mais répétées pendant 5, 10 ou 15 ans, elles participent à l’environnement dans lequel ton animal vieillira.

Et finalement, c’est peut-être ça, la longévité que nous devrions rechercher.

Pas seulement davantage d’années ensemble.

Davantage d’années où il peut encore profiter pleinement de sa vie. 🍃



À bientôt,
Dre Eliane Marquis
Médecine vétérinaire intégrative & fonctionnelle


Référence scientifique

Oh WS, Armstrong PJ, Han HJ. Lifestyle factors affecting aging and healthspan in dogs and cats. Journal of Veterinary Science, 2025. Consulter l’étude

Le contenu présenté ne constitue pas un avis vétérinaire et ne remplace pas une consultation adaptée à la situation particulière d’un animal.

Bilan Santé

Identifie certains facteurs de risque nutritionnels et environnementaux chez ton animal, en quelques minutes.